Roger Bernat / FFF

Pendiente de voto

Dimanche 25 mars
15h
La Chapelle

Roger Bernat, Domini Public, vous vous souvenez ? Il y a deux ans, place de la Comédie ou sur le parking du Chai du Terral, les spectateurs devaient répondre par des mouvements à des questions posées par le biais de casques sans fil.

Roger Bernat imagine aujourd’hui un nouveau procédé spectaculaire. Le théâtre est transformé en Parlement / Assemblée Générale, où chaque spectateur est muni d’une simple commande à distance qui lui permet de voter depuis son siège ; il gouverne le théâtre dans un hémicycle où les couleurs politiques sont à définir.
Ici, vous ne voterez pas pour décapiter qui que ce soit ou pour propulser une star en haut de l’affiche. Bernat utilise l’interactivité pour questionner la démocratie, le statut de la parole et finalement le pouvoir de chacun de gouverner sa vie.

Théâtre d’immersion ?

Dans la politique actuelle la fonction de la parole est de ne convaincre personne pendant que les choses changent de la main de pouvoirs qui ne parlent pas et qui, après tout, ne dialoguent pas. Nous verrons bien ce qui arrive si tout d’un coup, faute de pouvoir effectif, la parole recouvre son rôle délicieusement et originalement politique de convaincre celui qui l’écoute.
Peut-être la dernière plage de la véritable politique se trouve-t-elle dans cette absence totale de pouvoir pratique.
Pending Vote / Pendiente de voto tente d’être cette dernière plage. Non pas la version fausse d’un véritable débat parlementaire, mais la vraie version du faux débat actuel. Non pas fiction de la politique, mais politique de la fiction : personnages véritablement politiques contre les véritables personnages politiques : ou politique véritable contre toute forme de realpolitik. Théâtre d’immersion ? Ou bien théâtre d’émersion.

Prise de parole

Le « lieu où l’on parle » devrait être le lieu de la « prise de parole ».
Prendre la parole comme l’on conquiert une ville, si, comme le dit Hillman « la politique est la continuation de la guerre par d’autres moyens » ; prendre la parole comme l’on conquiert l’esprit de l’adversaire, si, comme le dit Arendt, l’essence de la politique est la capacité de changer le cours des événements par le discours, et si la politique des origines se basait principalement sur le prestige de la parole.

Roberto Fratini

Avec Roger Bernat, Jaume Nualart, Txalo Toloza, Helena Febrés Fraylich, Roberto Fratini Serafide
Conseillers en contenu Oscar Abril et Sonia Andolz
Dispositifs Pablo Argüello, David Galligani
Auteur et direction Roger Bernat
Visualisation de données Mar Canet
Image Marc Costa
Musique David Cauquill et Oriol Rossell
Production Helena Febrés Fraylich
Dramaturgie Roberto Fratini
Graphisme Marie-Klara González
Programmation et analyse des données Chris Hager et Jaume Nualart
Lumières Ana Rovira
Direction technique Txalo Toloza
Effects spéciaux cube.bz
Coproduction Centro Dramático Nacional/CDN (Madrid), Teatre Lliure (Barcelona), CECN/ Le Manège-TechnocITé (Mons), Le Manège de Reims Scène Nationale / Reims - Scènes d’Europe (Reims) et Elèctrica Produccions (Barcelona)
Avec le soutien de l’Onda, Office national de diffusion artistique
Avec le soutien de l'Institut Ramon Llull

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