« Slogans comme le livre de Maria Soudaïeva
dont les mots me hantent depuis plusieurs semaines.
Imprécations vociférées par des silhouettes
fragiles,
mots d’ordre hallucinés qui appellent à la guerre
totale contre le réel,
ces mots,
je souhaite, avec leur force clandestine intacte,
les incruster au coeur de ma chorégraphie.
Ces mots aujourd’hui, me sont nécessaires.
Ils trouvent le chemin de la révolte
en mouvement.
Ils hurlent la nécessité de la résistance par le
foisonnement débridé des formes.
Pour eux, j’imagine des rituels circulaires,
des accélérations fulgurantes,
des corps presque disloqués,
des hésitations au bord de la fuite,
des transes, des poses de mutants,
des tendresses animales. »
Hélène Cathala
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