
La performance pour pixel et une danseuse a été créée en mai 2008 au MADRE, le nouveau musée d’art contemporain de Naples. Elle a été conçue pour les galeries d’art et les espaces réservés aux arts visuels.
Crac est éclatement, rupture, chute, explosion, fracture, dispersion et nouvelle renaissance des morceaux.
Crac est une dérive non théâtrale du projet X(ics)
- Récits cruels de la jeunesse.
Une architecture sonore qui englobe les voix et les sons de chaque lieu de représentation les transformant en parcours d’algorithmes, de tracés et de pixels.
Silvia, la danseuse patineuse se jette dans ces géométries qui définissent des espaces concentriques, des cages, délimitant un dedans et un dehors: tension pour s’approprier le dehors, effort pour élargir et étendre le dedans, tandis que la précision de l’exercice physique devient l’anatomie d’une névrose.
Crac est une sorte de petit îlot de résistance à la fois psychique et physique.
Circonférence ultime d’un monde proche de l’implosion-explosion: sur l’axe de cette catastrophe une fragile figurine blanche répète, voyage, combat, se rend, se relève, infatigable, dans la tentative de redéfinir des frontières qui tendent à délimiter, fermer, séparer.
Tout semble chuter, se corrompre. Mais à la fin une nouvelle petite plante renaît du délabrement.
Dans le spectacle X(ics) Récits cruels de la jeunesse, programmé également dans HYBRIDES, Silvia, la protagoniste, est exhortée à créer un choeur de corps, une partition physique en alerte, dans l’attente de l’heure X de la planète: Crac a quelque chose de cette tentative.
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