La compagnie Adesso e sempre en résidence au Théâtre des Treize Vents vous propose un rendez-vous mensuel, traitant de l’actualité culturelle montpelliéraine qui
vous emmènera jusqu’au festival HybrideS 2 (27 mars au 2 avril 2010).
Après un suspens de quelques mois et plusieurs rebondissement politico-médiatiques, un nouveau directeur a été
nommé au Centre National Dramatique de Montpellier/Théâtre des Treize Vents.
Le JT d'Hybrides s'empare de cette actualité brulante et vous propose un journal spécial sur le thème :
"Qu'est-ce que c'est pour toi un CDN?"
Des journalistes hybrides réels et connectés ou virtuels mais skypés tenteront de vous
raconter l'histoire de la décentralisation théâtrale par le biais de virgules poétiques, interviews, sondages facebook, recherches google, reportages vidéo...
En partenariat avec le théâtre des Treize Vents CDN de Montpellier/L-R, La Chartreuse de
Villeneuve-Lès-Avignon, le cinéma Diagonal, la FNAC, Le FRAC L-R, Kawenga, La Chapelle, La Salle3, Le Théâtre Jean Vilar, etc.
Rencontre des publics, des arts, des artistes, des lieux, des territoires et de la pensée,
HybrideS 2 tentera de garder la double identité d’HybrideS 1, entre recherche d’un nouveau langage théâtral lié à la transdisciplinarité et accessibilité à un large public.
Nous approfondirons en 2010 des questionnements déjà présents cette
année :
Le territoireavec la venue de spectacles Barcelonais, belges, italiens ou
suisse. Nous nous interrogerons sur l’influence - au sein de notre société mondialisée - du territoire de création dans la manière de fabriquer nos spectacles.
Le théâtre documentaireavec des équipes qui ont choisi la société comme terrain
d’inspiration. Elles construisent leurs créations sur des témoignages, des documentaires ou une technologie de notre quotidien au lieu de s’appuyer sur un texte écrit.
Le rôle du spectateuravec la programmation de plusieurs spectacles qui
bouleversent nos habitudes en modifiant le rapport entre l'oeuvre et le public. Le spectacle devient alors une expérience sensible.
Dès octobre, des actions de médiation –L’aventure
sensible,Le JT d’Hybridesà la FNAC - seront menées avec les lieux partenaires pour qu’HybrideS 2 ne soit pas qu’un
évènement ponctuel mais bien l’élaboration d’un regard critique du geste artistique sur l’année.
La première édition du Festival Hybrides s'est terminée au Théâtre des Treize vents, au petit matin du samedi 4 avril, sous un flot de musiques enivrantes
mixées de main experte par Sylvia, créature fascinante en rollers de chez Motus.
Pour un premier bilan, il semblerait que les experts s'accordent sur 2 points : spectacles de qualité et public conquis...
Merci à tous ceux qui on fait, accompagné, assisté, apprécié et qui reviendrons!
Hybrides en un coup d'oeil Cliquez ici / Le programme en
PDF Cliquez ici
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Les spectacles de l'édition 09 en vidéo
Lundi : Crac, Performance de
la cie Motus au Rockstore
Mardi : Slogans par la cie Hors Commerce au Théâtre de la Chapelle
Mercredi, jeudi, vendredi :
X(ics) récits cruels de la jeunesse de la cie Motus
au Théâtre de la Vignette
Mercredi, jeudi, vendredi :
Singularités ordinaires de la cie GdRA
au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier LR
Mercredi, jeudi, vendredi :
Et puis j'ai demandé à Christian de jouer l'intro de Ziggy Stardust par la cie Ouvre le Chien
au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier LR
Jeudi, vendredi :
&de Halory Goerger et Antoine Defoort au Trioletto à Montpellier.
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LE 17H30 - LE JT du festival
Tous les jours, en direct de la FNAC à 17H30, se tenait un journal ayant pour mission de rendre compte à la fois de la programmation du festival et de ses coulisses. Extraits des
spectacles, interviews des artistes et spectateurs, ainsi que des rubriques plus ou moins récurentes dont nous avons compilés ici quelques extraits ( en 2 parties)
Chartreuse News Network / En direct de la
Chartreuse
Les Journaux du Tinel du 21 au 28 mars 09
Dans la semaine qui précédait le festival, toutes les troupes présentes s'étaient retrouvées à la Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon pour une résidence "sonde" de
recherche, concrétisée par des "JT", moments de recherche ouverts au public...
Le vendredi 6 mars 2009 à 19h45 au cinéma
Diagonal
Collaborer étroitement avec Antoine Pereniguez et le cinéma Diagonal nous paraissait déterminant pour un festival qui invite des artistes très inspirés par le
cinéma. En éditant conjointement notre programme, nous avons voulu associer l’image du festival Hybrides au cinéma art et essai que défend le Diagonal, estimant que, l’un et l’autre, nous
promouvions une culture populaire curieuse de l’autre, du monde qui nous entoure, d’artistes qui cherchent de nouveaux moyens pour fabriquer du théâtre.
Présentation officielle du programme du
festival Hybrides
Projection du film Un lac
et
Rencontre avec le réalisateur Philippe Grandrieux
Tout commence par un plan serré sur un jeune homme qui donne des coups
de haches dans un arbre. Cette séquence nous attrape à la gorge et, déjà, tout nous est donné. L’histoire comme l’univers sensible dans lequel veut nous emporter Philippe
Grandrieux.
Nous comprenons par ce premier plan que le réalisateur ne nous en dira pas beaucoup plus…
Ce jeune garçon endure, il est seul, sa tâche est laborieuse. Nous
sommes avec lui, avec le film (celui qui filme et qui est filmé).
Parfois même, nous sommes dedans, comme si nous étions immergés dans un
liquide. Nous avons alors le besoin de reprendre notre souffle, de se retrouver à l’extérieur. C’est dans cet aller et venue que se construit notre place de spectateur. Tout est si
formel et pourtant si sensible dans la manière de construire son film: le cadre, le tremblement de la caméra, le travail de la lumière. L’image ne s’expose pas, elle avoue son
incapacité à appréhender le réel dans sa totalité. Elle caresse, empoigne cette nature qui lui échappe.
Comme dans ses précédents opus, Grandrieux nous présente des personnages
en marge du monde mais à la grande différence de Sombre, ou Une Nouvelle Vie, la puissance de son cinéma n’est pas au service du sordide. Un lac n’est pas une
comédie, loin de là, mais ce n’est ni de viols ni d’humiliations dont il nous parle ici, mais, d’une famille face à la nature, dans la confrontation du minuscule de l’intime (il ne nous
donne presque jamais à voir les corps dans leur totalité) à l’immensité du cadre (la montagne enneigée qui par la violence de sa lumière brûle la pellicule).
Si Un lac est un film, et non pas qu’une suite de magnifiques
tableaux, c’est par l’importance de l’univers sonore et comment celui-ci magnifie les images. Tout est musique : les respirations des personnages, le crissement des pas dans la
neige, le vent dans les sapins, l’étourdissant silence de la montagne. Ne nous trompons pas, ce n’est pas la réalité que nous entendons (il ne recherche jamais le vrai) mais une
appréhension fantasmatique (nous pensons là encore beaucoup au travail de David Lynch). Si Grandrieux nous perd dans sa montagne, c’est qu’elle est totalement réinventée,
sublimée.
Nous sommes très heureux que ce film lance Hybrides car si Grandrieux avait choisi
la scène pour s’exprimer, nous aurions été très fiers de l’accueillir. Son cinéma ressemble au théâtre que nous voulons montrer au public montpelliérain. Un art sensible, qui parle
autant à nos yeux, nos oreilles, qu’à notre imaginaire. Son premier film, Sombre, a longtemps habité mon imaginaire et certains de mes spectacles. Souhaitons
que ce lac soit une source d’émancipation pour chacun.
HYBRIDES
Un théâtre ouvert aux rencontres Du 27 mars au 2 avril 2010
A Montpellier
Rencontre des publics, des arts, des artistes, des lieux, des territoires et de la
pensée
Organisé par la Companie Adesso e Sempre dans le cadre de sa résidence au Théâtre des Treize Vents, Centre Dramatique National de
Montpellier-Languedoc-Roussillon.
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